Faire des barrières douanières qui tiennent compte du niveau social du pays tiers
Nous ne vivons pas dans des pays qui sont similaires en terme de protection sociale et de développement. Cette différence est encore plus criante lorsque nous partons d'Europe vers les pays tiers, soit en voie de développement, soit soit en voie de croissance très rapide comme la Chine, l'Inde ou le Brésil.
Le phénomène des délocalisations est une des caractéristiques de ce phénomène : dans une économie de marché, pourquoi payer plus cher un employé dans un pays alors qu'on peut avoir le même résultat pour moins cher dans un autre pays ?
Au final, le consommateur a plutôt tendance de toutes les manières à choisir un produit moins cher, surtout si la qualité n'est pas suffisamment différente pour justifier un prix différent. Et tant pis si c'est un enfant qui a confectionné la basket ou le ballon achetés.
Il faut donc jouer sur le levier "consommateur" : il faut plus taxer les produits venant des pays tiers de l'Union européenne. Comment faire pour que cela ne soit pas trop injuste ?
Les frais de douanes peuvent ainsi agir sur les aspects sociaux avec un barème qui permette de moins taxer les produits venants d'un pays qui a un traitement protecteur des salariés (droit du travail, niveau des salaires, etc) ou qui tienne compte des progrès effectués récemment.
Cette taxe importante permettra d'inciter les pays tiers à élever le niveau de vie de ses citoyens tout en équilibrant le commerce mondial entre les pays qui ont des coûts de production important qui améliorent la vie des citoyens et ceux qui ne prennent pas cette donnée comme objectif.
Ma proposition serait ainsi de fixer des frais de douanes qui tiennent compte de l'aspect social et écologique dans la réalisation des produits venant des pays tiers de l'Union européenne.
Oui, c'est une proposition que je souscrits sans problème.
Et j'ajouterais que cette modulation des droits de douane devrait aussi s'accompagner d'une information auprès des consommateurs afin que ceux-ci sachent quel produit ils achètent et comment il peuvent, par leur comportement, favoriser la prise en compte de mesures sociales graduées et significatives par les pays producteurs.
Et je suis certaines que ces mesures (beaucoup plus que 1000 réunions inter-mondialistes) inciteraient tous les états à mieux surveiller leur production et à promouvoir leur propre développement interne plutôt que poursuivre uniquement une politique d'exportation à tout prix.
Bien vu l'idée de mettre de l'éthique sur l'étiquette...
Comme ça le citoyen opérerait réellement un choix avec toutes les données, et pas seulement avec le porte-monnaie.
Complètement d'accord:
L’espace européen est de taille suffisante pour amortir le développement de nouveaux produits des unités de production efficaces. Nous pouvons créer un espace économique de production et de consommation ,les consommateurs devant être aussi globalement aussi producteurs .Nous devons définir un droit social avec des minima sociaux, des conventions collectives dans cette espace, par exemple sur le transport routier .
Nous devons créer des barrières douanières pour bloquer les produits fabriqués à l’extérieur en raison des conditions sociales basses alors que ces produits ne sont pas consommés sur leur lieu de production .Ces pratiques génèrent du chômage et de la misère.
Nous pouvons réguler les échanges extérieurs suivant le niveau social pratiqué dans les pays et le progrès social généré par l’activité.
Nous développerons ainsi une coopération durable avec des pays avec un minimum de démocratie en les assistants techniquement en achetant leurs produits à un prix permettant un progrès social ou en leur confiant des fabrications en comparant les méfaits sociaux en Europe et les bienfaits dans les pays de production. Les taux douaniers dépendraient des standards sociaux des pays de production .
L’Europe serait un pole de développement durable social qui exporterait dans le monde ce modèle de bien être au lieu d’importer la misère en mettant en concurrence les travailleurs européens avec des travailleurs payés à la limite de la survie