Vers une politique de civilisation

Vers une politique de civilisation

J’approuve et je soutiens toutes les propositions qui vont dans le sens de la prise en considération des souffrances animales, et ce, dans tous les domaines, scientifique, alimentaire…, dont celle d'oslo qui a particulièrement retenu mon attention car elle englobe toutes les problématiques liées à ce sujet.
Végétarienne depuis de nombreuses années, je souhaite apporter ma participation à tous ceux qui se battent pour la diffusion du végétarisme, car celui-ci est bénéfique à tous niveaux : bon pour les animaux d’abord, pour la santé, pour la planète, enfin bon contre la faim dans le monde. Nous sommes de plus en plus nombreux sur cette petite planète, chacun veut continuer à consommer de la viande (pour beaucoup, ne pas se nourrir de viande est l’équivalent de ne pas se nourrir du tout !), ce qui entraîne l’abattage d’un nombre hallucinant d’animaux et qui les réduit l’état d’objets, et nous sommes bien trop peu nombreux à en être choqués !
Que de déceptions pour celles et ceux qui luttent pour un monde plus juste envers les animaux de constater que non seulement les choses n’ont pas évolué mais qu’elles ont empiré, alors que nous ne pouvons pas prétendre ignorer (à moins d’être privé de tous ses sens) que les animaux ressentent l’appréhension, la peur, la détresse, la souffrance, nous ne sommes plus au 16e siècle, celui de l’animal-machine (merci Descartes !).
Ce qui est clair, c’est que l’humain a fait de cette terre un enfer pour les animaux, tant il est persuadé de sa prétendue supériorité !
Il m’avait semblé comprendre que le gouvernement français voulait orienter notre pays vers une politique de civilisation (noble idée dont le très honorable Edgar Morin est à l’origine). Voilà une initiative à laquelle je souhaite également que l’on accorde toute l’importance qu’elle mérite. Pour moi, la civilisation passera par le respect des animaux, ou bien elle n’aura jamais lieu. Notre pays, qui fut longtemps un véritable phare culturel dans le monde, et qui est souvent encore considéré comme tel, a de grandes responsabilités, et il n’aurait aucune dignité à tirer de ne rien faire à ce sujet.
Ne nous étonnons pas que les êtres humains soient capables de tant de cruauté envers leurs semblables, car le creuset de la barbarie se forme dans la maltraitance des animaux.
« Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux ». Marguerite Yourcenar.
Je n’ai pas envie du monde barbare dans lequel s’est engagée l’espèce humaine. Aujourd’hui, il y a un vrai péril à ce que les humains s’unissent autour de ce qu’ils ont en commun de plus médiocre et de plus cruel plutôt qu’autour de leurs capacités de bonté et de dignité dont ce monde a tant besoin !
Malheureusement, lorsqu'on lit les sinistres propos de myrdhin (qui n’est pas d’accord avec les anti-corridas, voir sa participation dans ces consultations européennes), on comprend pourquoi cela prend des siècles avant que les choses bougent dans le bon sens…
« La grandeur d’une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés par la manière dont elle traite les animaux ». Gandhi