G20 : les dirigeants de l’UE feront pression en faveur de la régulation financière

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Le 22 février, les dirigeants européens ont accepté d’accorder leur soutien à la surveillance des produits et des marchés financiers mondiaux, notamment les hedge funds, appelant à des mesures de répression à l’encontre des paradis fiscaux. Ces mesures font partie de leur position commune sur la réforme financière mondiale élaborée en vue du sommet du G20 des puissances industrielles mondiales en avril.

 

Nous faisons face à une crise internationale extraordinaire, comme nous n’en avons pas vu depuis des décennies, que ce soit par rapport aux marchés financiers ou à l’économie mondiale, a relevé la chancelière allemande, Angela Merkel. Nous croyons qu’une telle crise internationale ne peut être résolue que conjointement, a-t-elle ajouté.

 

Selon une déclaration conjointe, les dirigeants ont de nouveau souligné leur conviction que tous les marchés financiers, produits et participants doivent être assujettis à une surveillance appropriée ou à la régulation, sans exception et quel que soit leur pays d’origine. Cette mesure s’applique tout particulièrement aux fonds privés de capitaux, y compris les hedge funds, qui pourraient présenter un risque systémique, selon le document.

 

Les leaders européens ont proposé que le Fonds monétaire international (FMI) et le Forum pour la stabilité financière (FSF) soient en charge de la surveillance et de la promotion de la mise en œuvre des recommandations internationales.

 

Les détails financiers du plan doivent être arrêtés, puis être ensuite intégrés au plan d’action, peut-on lire dans la déclaration. Il est en outre souligné dans le document qu’une liste de juridictions peu coopératives sera dressée et qu’une « boîte à outils » de sanctions sera préparée le plus tôt possible.

 

Les dirigeants ont également accepté de soutenir le doublement des fonds du FMI. Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a indiqué que les institutions internationales ont besoin de près de 500 milliards d’euros, et a appelé à l’adoption d’un New Deal mondial afin d’aider à relancer l’économie mondiale.

 

Mme Merkel a indiqué qu’en comparaison du plan d’action de Washington, la position des dirigeants de l’UE sur les paradis fiscaux est beaucoup plus claire, de même que sur les institutions, les produits et les lieux spécifiques qui devait être assujettis à la régulation.

 

Les leaders européens ont soutenu l’appel de la chancelière allemande à une « charte pour une gouvernance économique durable » afin de réduire les déséquilibres économiques et de stabiliser les marchés financiers. Ils ont également soutenu l’idée selon laquelle les agences de notation de crédit devraient être soumises à un enregistrement et une surveillance obligatoires.

 

Selon Mme Merkel, l’une des erreurs du passé a été que les banques n’ont pas établi de marge de sécurité pour leur capital et n’ont pas été capables de réagir à la crise.

 

Source : Euractiv

2 comments
France

Le fait que les banques n'ont pas établi une marge de sécurité est certainement une des causes de la crise, mais une autre -beaucoup plus importante- a été de ne pas contrôler suffisamment les flux d'argents.

Et pourtant, des institutions telles que le FMI, la BFCE, la Banque Mondiale, le FSF avaient des structures qui leur permettait d'opérer si seulement des règles strictes de gouvernance des flux financiers avaient été mises en place sans attendre la crise actuelle.

Et non seulement les paradis fiscaux, mais aussi les pays dans leur ensemble doivent suivre des règles d'éthique fiscale et juridique.
Et il est tout aussi important de savoir à tout moment et à tous les niveaux institutionnels qui fait quoi, comment et quand et quelles sanctions seront appliquées en cas de non respect des règles (sanctions à l'égard des états, des organismes et des dirigeants)

E, peut-être,avec un meilleur contrôle, les agences de otation de crédit ne noteront plus n'importe quoi selon la tête du client

France (PACA)

Il me semble que la qualité des dirigeants d'un pays est primordiale.
Mme Merkel montre une probité politique efficace et volontaire.Elle nous a charmés par son humour oh combien délicat et délectable.
Nous connaissons la remarque de Roosevelt ,en lançant le "New Deal ":
"Un tiers de l'Amérique est mal logé, mal habillé, mal nourri".Des mesures efficaces ont suivi ce constat clairvoyant.
Nous avons entendu les décisions de Barack Obama, limitant les salaires des grands patrons, fustigeant l'avidité de la finance.
Dans ces trois cas, une attention est portée aux peuples; il s'agit de vrais hommes politiques, à la personnalité brillante, des hommes et des femmes "éclairés". Ils mènent leur pays au succès.
Ce que j'entends en France, c'est "casse toi pauvre con".
Tout un programme !
C'est probablement ce qu'il nous reste à faire...