Deux constats relativement simple :
- L'administration Bush a décidé de taxer à 300% le formage Roquefort. Au travers de cet exemple, la barrière douanière peut être une véritable arme de politique extérieure. L'Europe est donc en décalage par rapport à une puissance économique de taille équivalente utilisant les taxes douanières pour sa politique étrangère.
- Par ailleurs, même si nous avons des niveaux sociaux différents dans l'Union européenne, cela a tendance à se niveler de plus en plus. Les entreprises pour baisser leurs coûts de productions préfèrent directement partir en Asie (comme en Chine) où les coûts sociaux de production évoluent très peu. L'Europe est donc en décalage par rapport à une puissance économique qui utilise sa non-protection sociale de ses citoyens comme argument économique.
Ma proposition est issue de ces deux constats et d'une phrase du président de la République française, Nicolas Sarkozy lors de son discours devant le Parlement européen durant la présidence française du Conseil de l'Union européenne : il proposait de créer des barrières douanières dans les relations économiques avec les pays tiers à l’Union qui tiennent compte du respect « de nos valeurs ».
Pour pouvoir peser dans le commerce mondial, les pays européens ne jouent pas à armes égales avec les autres pays, du fait de leur histoire sociale. Mécaniquement, nous serons toujours plus chers que les produits des autres pays de même accabit puisque nous avons des coûts sociaux incompressibles.
Il nous faut donc contre-balancer cela en taxant à un certain niveau tous les produits venant des pays tiers, non en fonction de leur origine, mais en fonction du niveau de protection social qui est offert aux travailleurs qui ont fabriqué le produit. Bien sûr, le barème est à définir par les Européens et pourra évoluer.
Voici donc ma proposition : des barrières douanières européennes qui tiennent compte de l'aspect social (et de la consommation en ressources écologiques).