Cette expression est à la mode.
Le système qui vient de montrer une fois de plus ses lacunes est basé sur la spéculation et non sur le risque industriel. Cette spéculation est amplifiée par des intermédiaires qui n'endossent la responsabilité que des pseudo-risques gagnants. Pourquoi faire couvrir les risques puisqu'ils ne sont rémunérés qu'à la performance positive et se dégage de toute responsabilité en cas de perte.
Au niveau d'une PME, plusieurs personnes s'associent en partageant le capital jusqu'à la vente ou la liquidation, moment où chaque part a une valeur bien précise.
Pour calmer les spéculations, il suffirait que la valeur d'une action soit liée à la valeur réelle de l'entreprise. Les entreprises publieraient leurs comptes chaque trimestre (beaucoup de groupes le font déjà) et la valeur de la part serait le reflet des performances et non de la spéculation.
L'actionnaire s'engagerait réellement sur un risque industriel et tirerait profit du produit du travail des salariés.
Les comptes seraient approuvés par un organe de contrôle (type cour des comptes) et validés par les représentants du personnel.
En cours d'économie, il était enseigné que capital + travail produisaient des richesses. Depuis 30 ans, on nous explique que le capital crée de la richesse malgré les charges énormes liées au travail.
On en a profité pour réduire la part de richesse crée qui revient au travail de 13 % à 8 %.
En contrepartie, on nous fait miroiter un intéressement qui pourtant ne représente qu'1% de la masse salariale. (Total = 8%+0.08%=8.08%)
Cherchez l'erreur.
Dans le même temps, la performance des actions devait dépasser 15% dans des secteurs à rendement industriel de 4 à 6%.
Seul l'effet de soufflé qu'est la spéculation le permet.
Celui-ci est retombé mettant à mal tous les rêves de retraite par capitalisation ... comme le Japon le vit depuis 20 ans.
Rendez vous compte que le nikkei dow jones en retrouvant son niveau d'il y a 26 ans, vient d'effacer (si on en croit les capitalistes) 26 ans de création de richesses et donc de travail mais ça ne surprend personne.
Faire des marchés une bourse d'échange entre investisseurs au lieu d'un miroir aux alouettes serait le meilleur service à rendre aux deux parties que sont le capital et le travail.
Redonner sa valeur au travail, c'est d'abord le rémunérer.
Bill Gates revient en "Forbes" en ne perdant que 24 milliards de dollars et ça fait sourire ... mais ça sert à quoi, à qui ?
Ce monde est virtuel.
Redonnons lui des valeurs concrètes en remettant l'homme au centre du système et que ceux qui vantent le travail pensent à le rémunérer à sa valeur.