L'Europe a évolué dans sa démarche.
Au lieu de financer le développement des derniers entrants comme l'avait été celui des pays du Sud, nous avons proposé à ces pays de s'appuyer sur leur main d'oeuvre bon marché pour attirer les entreprises et donc générer leur propre croissance.
C'est un leurre puisqu'ils n'attirent que par leurs bas salaires et leur faible couverture sociale pour faire de la sous traitance au rabais.
Quand les allemands ont réintégrer leurs frêres de l'Est, ils ont légiféré pour que les niveaux de rémunération se rejoignent.
Jamais ils n'auraient pu faire l'intégration en considérant l'Est comme leur tiers-monde.
Avec la crise, les délestages se font d'abord là ou il y a moins de contraintes et de clients. Ces pays que nous avons accueilli payent le plein tarif.
Nous ne pouvons nous permettre une intégration au rabais.
Ils sont européens avec la même vocation à voir leur niveau de vie évoluer ou nous préparons les conflits futurs intra-communautaires.
Nous ne pourrons pas toujours détourner les yeux comme pour l'ex-Yougoslavie.